Non, la dette nette n'est pas très importante

jeudi 4 mars 2010 ·

Dans un de ses récents billets, Jean-François Lisée nous poste un billet sur la dette nette et dette brute. En soit, la dette nette qui comptabilise la valeur des actifs, est plus basse que la dette brutte. Et ce qui est intéressant, c'est qu'on s'en fout. Ce qui nous intéresse, c'est le service de la dette qui consomme environ 6 milliards de dépenses.

La plupart des actifs du gouvernement, notamment Hydro-Québec(HQ), ne sont pas liquidables rapidement et donc une hausse de la valeur de HQ suite à une hausse des frais d'électricité réduirait certes la dette nette mais ne changerait presque rien aux paiements d'intérêts que nous devons faire.

Dans le cas du gouvernement du Québec, à moins qu'on vende Hydro-Québec juste après une hausse des frais, la dette nette du Québec ne changera rien au service de la dette. Ces six milliards qu'on alloue au service de la dette sont six milliards pris des poches des contribuables, c'est près d'un tiers de ce qu'on obtient de l'imposition du revenu dans cette province. Ces six millards sont des fonds qui ne peuvent être mis de côté et gagner de la valeur ou être allouée à des missions sociales comme la santé ou l'éducation. C'est pour cela que plusieurs personnes se préoccupent, avec raison, de l'ampleur de la dette brute.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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