Les gauchistes et la mondialisation: partie 1

samedi 6 février 2010 ·

Jeudi sur le campus de la London School of Economics, il y avait un kiosque du Socialist Society qui distribuait des dépliants et des journaux socialistes. Une des affiches de la société disait qu'entre 1950 et 2006, l'écart de richesse entre les 20 pays les plus pauvres et les 20 pays les plus riches s'est accru. Sans être faux, c'est trompeur. J'ai donc décidé que ca serait une bonne occassion de s'amuser à nuancer leur propos et démolir les morceaux appropriés.

Commençons par l'affirmation plus haut entre les 20 pays les plus pauvres et les 20 plus riches. Le LSE-Socialist Society fait une erreur de composition. C'est-à-dire que les 20 pays les plus pauvres d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'en 1950. La même chose s'applique au 20 pays les plus riches. C'est vrai que le ratio des deux (non pondéré pour population, on y reviendra plus tard). En utilisant les données de l'historien et économiste Angus Maddisson qui mesurent le PIB per capita de tous les pays du monde de l'an 0 à 2006 en dollar de 1990, nous avons les deux tableaux suivants.





Malgré que le ratio montre effectivement un écart, on remarque que plusieurs pays ont quitté leurs "clubs" respectifs. Cela indique davantage des chemins de politiques publiques différentes que de l'exploitation et de "l'impérialisme économique" comme la littérature de la LSE-Socialist Society l'implique. Remarquons notamment que le Chili était dans le top 20 de 1950 avant de descendre massivement entre 1950 et 1976 et a commencé à remonter dans les années 1980 avant d'accélerer dans les années 1990 après l'effondrement de la junte de Pinochet.

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Scientifiquement justes, politiquement incorrects
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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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