FDR partie 2: Incertitude

mercredi 23 septembre 2009 ·

J'en ai déjà parlé dans un commentaire précédant, mais ce n'est qu'après la Seconde Guerre Mondiale que la Grande Dépression s'est réellement terminée. Quand l'État passe du principal consommateur dans l'économie à moins d'un tiers de ce qu'il était, la croissance peut reprendre et le rationnement de guerre disparaît. Mais cela n'explique pas pourquoi le "New Deal" n'a pas aidé à stimuler la croissance avant que les États-Unis n'entrent en guerre.

En fait, c'est parce qu'on peut difficilement qualifier le "New Deal" de keynésien. L'idée est qu'il possible de stimuler la demande agrégée en empruntant de l'argent pour combler un sous-investissement dans l'économie. Cependant, le "New Deal" ne représentait pas cela en grande partie. Un keynésien normal n'aurait jamais endosser des programmes de réglementation massives des prix, du commerce et des échanges comme FDR l'a permis avec le National Industrial Recovery Act. Un keynésien n'aurait pas non plus endosser l'idée de fermer les échanges avec d'autres pays comme l'a fait FDR. En fait, même Keynes avait critiqué le Président à un moment pour ce qu'il faisait.

En plus, FDR changeait constamment d'idée comme le mentionne l'historien Burton Folsom dans New Deal ou Raw Deal lorsqu'il cite un passage des mémoires de Henry Morgenthau(secrétaire du trésor sous FDR) qui se fait dire par le président de fixer le prix de l'or à un niveau purement arbitraire parce que c'était son chiffre chanceux.

Au final, cela créeait une grnde crise de confiance de la part des investisseurs. Il y avait donc incertitude considérable qui éliminait le goût d'investir de plus agents économiques. Tout cela se combinait aux multiples interventions de la Cour Suprême qui invalidait les lois proposées par FDR, alimentant ainsi davantage l'incertitude.

Il ne faut pas classifier le "New Deal" comme purement keynésien, mais tout simplement comme un exemple additionnel d'intervention malsaine de l'État.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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