Un pays pour l'aéronautique

lundi 15 juin 2009 ·

Selon Réal Ménard, mon député bloquiste d'Hochelaga, il faut qu'on soit souverain pour aider l'industrie aéronautique avec des fonds publics. En fait, c'est ce que dit son dépliant qu'il envoie alors que les rumeurs veulent qu'il se lance au municipal.

Ainsi, il faut qu'on devienne un pays pour pouvoir attribuer des milliards à une industrie auquelle le gouvernement provincial provincial a attribué plus de 300 millions des poches des contribuables pour le développement de nouveaux avions à Mirabel.

C'était tellement évident...c'est la raison pour faire un pays, comment ai-je pu passer à côté d'une raison si évidente?

3 commentaires:

Guillaume a dit…
15 juin 2009 à 18:49  

Ça n'a pas de lien avec la souveraineté, mais...

En tant qu'unique avionneur au pays (ou du moins en tant que seul avionneur d'envergure), il est impératif de subventionner Bombardier Aéronautique si cela est nécessaire pour que cette entreprise survive et/ou qu'elle reste au pays. C'est en effet une question de sécurité nationale, puisqu'il est impératif que le Canada conserve le matériel, la main d'oeuvre et l'expertise requise pour fabriquer des avions ; advenant le déclenchement d'un conflit militaire majeur, il est crucial que le Canada soit en mesure de fabriquer rapidement et de façon autonome des aéronefs ; pour cela, l'industrie doit être en place au pays dès le déclenchement de cet hypothétique conflit.

Bien sûr, si Bombardier Aéronautique n'est pas en difficulté financière ou si elle ne menace pas de quitter le Canada (ou encore si un concurrent de son envergure était aussi présent au Canada), de telles subventions deviendraient inutiles.

(C'est également pour cela qu'il faudra s'assurer, en déliant le cordon de la bourse gouvernementale si nécessaire, qu'au moins un chantier naval reste actif sur chaque des côtes du Canada.)

Mathieu a dit…
16 juin 2009 à 09:34  

"...advenant le déclenchement d'un conflit militaire majeur..."

Le Canada n'a-t-il pas un ou deux alliés s'il doit s'engager dans un conflit majeur?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_trait%C3%A9_de_l'Atlantique_Nord

Il faudra trouver mieux pour justifier des privilèges à certains secteurs.

Guillaume a dit…
16 juin 2009 à 18:15  

"Le Canada n'a-t-il pas un ou deux alliés s'il doit s'engager dans un conflit majeur?"

Il a certe des alliés, mais ceux-ci peuvent être défaits, laissant le Canada seul pour assurer sa production (l'Empire britannique avait aussi des alliés en 1939... puis il s'est retrouvé seul pendant plus d'un an). Tout comme le Canada peut également être appellé à produire pour contribuer à l'effort de guerre allié (comme lors des deux conflits mondiaux, par exemple).

(Bien sûr, il y aurait aussi l'option d'en finir avec les syndicats, ce qui rendrait superflux l'octroi de subventions.)

Latest projections

Latest projections
Click for detailed projections

Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects
Une erreur est survenue dans ce gadget

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

GB pour Geloso-Breguet's Fan Box

TopBlogues Add to Technorati Favorites