Au sujet de la tarification encore...

lundi 9 mars 2009 ·

Suite à mon commentaire sur la tarification des services publics, un individu s'est mis à critiquer mon approche voulant que les bas tarifs à la SAAQ qui demandait à la Caisse de faire la gestion de ses avoirs ont incitée cette dernière à adopter une politique de risque plus grande pour assurer un rendement qui assure que la SAAQ rentre flush.

Mais au final, les PCAA n'apportaient pas un rendement dramatiquement plus élevé pour les risques encourus(aprés tout, ils étaient AAA), mais la Caisse a pris le risque et maintenant on voit la facture. Des tarifs normaux auraient permis à la Caisse à adopter des risques plus modérés.

Néanmoins, on remarque une chose ici. Quand le prix n'est pas adéquat pour couvrir le service, il faut le financer d'une autre façon. Dans le cas de la SAAQ, ca a été des risques plus grands. Dans d'autres cas, c'est une imposition plus lourde.

Lequel préférez-vous? Le principe utilisateur-payeur (avec la tarification ou la libéralisation) ou une Caisse de Dépôt qui prend des risques ridicules avec des fonds de retraite (alors que les gens sont averses au risque avec leurs retraites) ou une imposition plus lourde.

1 commentaires:

Anonyme a dit…
9 mars 2009 à 14:55  

Le choix qui s'impose aujourd'hui : une imposition "progressive" plus lourde s'il le faut. C'est le choix des pays plus justes socialement, dont ceux de la Scandinavie.

Il n'y a qu'une seule agence de quotation , DBRS, qui ait quoté "AAA" les PCAAs, les autres agences s'étant abstenues prétendant ne pas bien comprendre le produit. Cela aurait dû allumer des lumières rouges chez les grands de la finances... mais non.

C'est pourtant sur cette réserve des agences de quotation que se sont basés les autres fonds de retraite canadiens qui n'ont pas acheté de PCAA.

Encore une fois, pas de panique avec la hausse de tarification à la SAAQ, avec un actif de 8G$, elle a déjà annoncé qu'il n'y aurait aucune hausse relative aux pertes de la Caisse. Son portefeuille d'actions à l'intérieur de la Caisse étant plus conservateur que ceux des autres déposants.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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