Bombardier et la crise

mercredi 11 février 2009 ·

Un ami me parlait récemment de Bombardier qui souffre aussi de la crise économique. Il me disait qu'il fallait alléger la souffrant des travailleurs de Bombardier au Québec. Je suis en désaccord.

  1. Bombardier bénéficie déjà d'une aide considérable de la part de l'État. Outre les subventions comme celles accordées dans le cas de la C-Series, on peut penser aussi au contrat offert à Bombardier sans appel d'offres en 2006.
  2. Ces aides artificielles ne stimulent t-elles pas une industrie qui n'est juste pas compétitive ici? C'est-à-dire qu'on transfère des ressources disponibles pour d'autres industries dans l'économie à cette industrie qui a besoin d'aide de l'État pour devenir compétitive.
  3. Combien d'emplois sont crées par cette industrie? Quel est le coût par emploi crée? Qu'aurait t'on pu faire avec ces ressources? Aurait t-on pu faire mieux? Aprés tout, l'industrie aérospatiale est dôtée de travailleurs très spécialisés et très éduqués, je doute qu'ils aillent des difficultés considérables à se reformer ou se trouver des nouveaux emplois (quite à établir des programmes de reformation de la main d'oeuvre).
  4. Finalement, je veux pas être plate. Mais l'argument voulant que tout le monde subventionne leur industries aérospatiales justifierait notre tendance à le faire est absurde. En fait, c'est un argument en faveur de ne pas subventionner. Si les Américains ou les Français veulent financer avec l'argent de leur contribuables les avions que les Québécois utiliseront, je ne vois aucun probléme.

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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