L'ADQ est néfaste pour la droite au Québec

lundi 10 novembre 2008 ·

Oui ce titre est choc mais je le pense néanmoins. L'ADQ, par son manque flagrant d'intellectualisme (il suffit de réussir à "pogner" un député 5 minutes et de lui poser des questions pour le remarquer, vous pouvez même le questionner sur le sujet dont vient de parler Dumont lors de son point de presse) ou de sérieux dans ses propositions, nuit à la droite. Quand je parle de droite, je veux dire la vraie droite libérale démocrate, qui voudrait avoir un vrai déficit 0, un État plus petit et davantage de liberté.

Prenez par exemple la proposition lancée à la va-comme-jte-pousse sur la réduction de la taille de l'état. En disant simplement "nous couperons 2 mia de dollars dans les dépenses" sans préciser comment (en fait c'est même pire que cela, Taillon a carrément dit que cela se ferait très facilement simplement an abolissant les postes administratifs...), ce genre de propositions font perdre toute crédibilité à la droite plus rigoureuse. C'est en raison de propositions de même que le mot "droite" est presque tabou au Québec. On ne peut pas se contenter de déclarer: nous trouverons bien où couper, il faut au minimum avancer quelques pistes de solutions.

En plus, l'ADQ avec son clair penchant nationaliste et identitaire introduit de la confusion dans le débat public au sujet de ce qu'est la droite. Déjà que les gens sont facilement mêlés sur cet enjeu et peuvent penser que droite=parti républicain de Bush, la dernière chose dont a besoin le Québec est d'avoir un parti de droite aussi incohérent.

Voilà, depuis le début de cette campagne je tappe essentiellement sur le PLQ (qui le mérite bien), mais je tenais à donner mon opinion sur l'ADQ.

5 commentaires:

Christian Doyon a dit…
10 novembre 2008 à 18:05  

L'aspect qui me décois le plus c'est que depuis le temps qu'il est au parlement et qu'il critique les dépenses du gouvernement il doit bien avoir une idée de ou couper.Ou bien il le sait et n'as pas le courage de le dire ou bien il ne le sait pas et c'était un ballon qu'il lancait pour faire parler de lui dans les deux cas ce n'est pas tres rassurant..Déja que j'avais quelques doutes a son sujet disons que ca m'aide pas a envisager de lui accorder ma confiance.

De dire qu'il veut réduire la taille de l'état sans perte d'emploi releve de la pensée magique pure et simple.Comment peux t'il alors parler de réduction de l'état ?

Je pense que la meilleure chose qui pourrait arriver a l'ADQ c'est qu'elle retombe 3eme comme ca elle pourras se doter d'un chef avec une colonne qui vas au bout de ses idées et qui les énoncent de facon claire..et qui pourras etre vraiment une alternative crédible aux deux autres partis...

J'avais espoir en l'ADQ pour une 3eme voie crédible mais malheureusement c'est devenu un parti comme tous les autres..alors je vote pour qui moi le 8 Décembre ?

Bryan Breguet a dit…
10 novembre 2008 à 18:15  

je doute que l'ADQ puisse jamais avoir un autre chef que Dumont. Je pense que tant qu'à faire, autant fonder un autre parti.

je suis aussi très déçu. Quand l'ADQ avait 4 députés, qu'il ait des dossiers mal préparés ou incomplets, c'est une chose, mais quand tu es l'opposition officielle (et vraiment, vraiment proche du pouvoir), tu n'as aucune excuse pour offrir un tel programme.

L'Éternel Retour a dit…
10 novembre 2008 à 18:20  

J'associe l'ADQ à la mouvance anti-intellectualiste qui nous a donné le parti républicain de W. Bush. Une droite qui veut dépenser plus que le centre-gauche et qui est largement plus idéologique que pragmatique. Une droite qui capitalise sur la la division et le cynisme. Tout le contraire de ce que représente la philosophie conservatrice.

Carl Vallée a dit…
10 novembre 2008 à 21:36  

L'ADQ doit incarner un courant de pensée afin qu'il devienne un parti ancré dans le spectrum politique québécois. Pour ce faire, il faut qu'elle arrête de donner l'impression que le chef est le parti et vice versa. Par exemple, l'ADQ pourrait enlever le "Équipe Mario Dumont" dans le nom officiel du parti. L'idéologie incarnée par le parti doit transcender les chefs qui y défilent, comme c'est le cas pour tous les autres principaux partis, tant fédéraux que provinciaux. J'ai encore espoir que l'ADQ parvienne à cette forme de maturité un jour. Lorsqu'un parti incarne des valeurs claires et définies, les commentateurs ne prononcent jamais la mort du parti s'il se porte mal. Et c'est pour ça que le NPD ne mourra pas, à moyen terme, même s'il n'est pas prêt de former le gouvernement et qu'il obtient toujours autour de 15-20% depuis 40 ans.

Là où je ne suis pas d'accord avec toi Bryan, par contre, c'est lorsque tu dis que le penchant nationaliste de l'ADQ mélange la population. Je crois qu'un parti de droite doit inclure une coalition de "diverses droites", tant sociales qu'économiques afin de prendre le pouvoir. Je représente sûrement une minorité, mais je me reconnais parfaitement dans ces deux discours.

Mais bon, je rêve d'avoir un jour un parti "permanent" au sens que je viens d'expliquer. Il n'est pas trop tard pour l'ADQ, elle peut encore effectuer le virage nécessaire.

Carl Vallée a dit…
10 novembre 2008 à 21:43  

Le courant "bleu" est orphelin et ne demande que d'être adopté. L'ADQ l'incarnait pendant un moment, l'a abandonné et l'a repris ensuite, mais certainement pas assez pour dissiper tous les doutes. Un parti pourrait s'emparer de ce courant, autrefois incarné par le parti conservateur du québec et ensuite l'union nationale, de façon permanente au Québec. La droite a été ignorée trop longtemps par les deux grandes coalitions constitutionnelles que sont le PQ et le PLQ.

En mon humble opinion!

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Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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