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Une approche pro-marché aux émissions de GES

mardi 25 mai 2010 · Comments

Bryan et moi avons souvent argumentés en faveur d'une taxe sur le carbone compensé par une baisse des impôts sur le bénéfice des sociétés et des particuliers. Cependant, il y a aussi des mesures encore plus pro-marché que celle-ci. Par exemple, j'ai déjà défendu que de déréglementer l'énergie nucléaire serait hautement positif ou même de permettre le "tree-farming" qui agirait comme une industrie profitable qui maximise le bois utilisable tout en agissant comme séquestrateur de CO2.

Mais une des mesures probablement les plus efficaces ca serait tout simplement d'éliminer les crédits d'impôts et subventions aux entreprises productrices d'énergie notamment de pétrole (quoique je suis favorable à éliminer les subventions au complet). En ce moment, l'exploration, le développement et plusieurs dépenses en capital sont déductibles à des degrés variant de 5 pourcent à complétement déductible. Les sables bitumineux sont coûteux à exploiter et ces dépenses fiscales contribuent à favoriser leurs exploitations. Comprenez-moi bien, je suis tout à fait favorable à l'exploitation des sables bitumineux, mais je veux pas que les retours sur investissement des entreprises soient artificiellement stimulés par le gouvernement.

C'est intéressant ici parce que les gauchistes les plus extrêmes pourraient être d'accord avec moi. Eh oui, éliminons ces subventions et crédits, laissons le marché décider si l'exploitation des sables bitumineux est si rentable. Est-ce qu'un gauchiste extrême serait prêt à s'opposer à une telle proposition politique? Est-ce-qu'un gauchiste extrême serait donc prêt à reconnaître que le gouvernement Harper a raison de proposer d'éliminer ces crédits d'impôts?

La réduction des pouvoirs de l'exécutif

jeudi 22 avril 2010 · Comments

Stephen Harper fera face à un jugement du président de la Chambre des Communes cette semaine quant à la nature des relations entre l'exécutif et le législatif et ce que le premier doit réveler au second. Je vous admet que malgré mon adhésion au parti conservateur, j'aimerai bien que Peter Miliken tranche contre Harper.

La raison pour cela est que depuis quelques années, j'ai un sentiment que le gouvernement perd en transparence et que les pouvoirs se retrouvent centralisés dans la voie exécutive. Je peux comprendre l'attrait de cette voie pour des conservateurs puisqu'elle évite le processus politiquement plus difficile de refaire des lois. Après tout, si on peut par exemple abolir le monopole de la Commission Canadienne du Blé sans passer par une loi qui pourrait mobiliser l'opinion publique plus facilement, pourquoi pas (après tout, je suis pas un fan de l'institution moi-même)?

Cependant, les conservateurs devraient penser aux contre-effets d'utiliser cette voie et de cacher davantage aux Canadiens. Le but d'avoir des niveaux de gouvernements divisés et des organes gouvernementales séparés et transparents c'est justement d'éviter la centralisation des pouvoirs. Un conservateur devrait être le premier défenseur de ce principe puisqu'il permet de s'opposer à une centralisation du pouvoir et permet le "changement dans la tradition". Un conservateur devrait comprendre que le couteau est à double-tranchant: si un gouvernement conservateur a recours intensif, sans être trop transparent, au processus exécutif et réglementaire pour faire ses réformes, un gouvernement libéral ou néodémocrate peut faire la même chose. Si Miliken tranche en faveur du gouvernement pour ce cas-ci, l'exécutif en ressortirait renforci à mon avis mais ca jouerait contre les conservateurs à long terme puisque un hypothétique gouvernement Ignatieff pourrait masquer plusieurs morceaux d'informations du public canadien de la même manière que Harper le fait avec les transferts de prisonniers afghans.

Peut-être une défaite pour les conservateurs à court-terme, mais je pense que c'est une victoire à long terme pour un système démocratique équilibré...

De quoi suis-je protégé?

lundi 16 mars 2009 · Comments

Le dernier budget a pris plusieurs conservateurs de court, après tout un déficit de 30 milliards et des subventions à l'industrie automobile sans oublier des subventions à l'industrie forestière n'est pas du tout dans la liste des attentes conservatrices. Mais Stephen Harper présente ce budget comme quelque chose de conservateur.

Selon sa logique, son intervention est nécessaire mais préférable à celle d'une coalition de libéraux, néodémocrates et bloquistes. La coalition aurait donné de l'argent à des groupes de gauche qui vivent de l'État et qui agissent pour que l'État prenne plus d'ampleur. À cela s'ajouterai le fait qu'il a baissé les impôts dans le dernier budget (c'était plus des réductions par des crédits d'impôts en fait). C'est un stimulus nécessaire et de meilleure qualité que celui que la coalition aurait pu créer.

Donc dans cette logique, Stephen Harper tente de sauver le Canada d'une alternative gauchiste encore pire. Mais j'admet ne pas trouver cette logique très convaincante.

En décembre 2008 lorsque les discussions sur la coalition ont commencé, l'entente proposée délimitait une période de dix-huit mois. Partons de l'hypothèse aussi que le "stimulus" ne sera ni négatif ni positif (même si je crois qu'il aura un effet négatif à long terme sur la croissance) et que la coalition a obtenu le pouvoir. En dix-huit mois, même si la récession est finie la croissance économique n'aura pas recommencée rapidement et si elle l'est, les gens risquent d'être encore sceptiques. L'intervention de la coalition n'aurait fait que faire croître la dette et donner l'argent des contribuables à des groupes qui vivent de l'État.

Autant dire que la situation serait difficilement différente de celle produite avec les conservateurs. Toutefois, l'odieux aurait été porté par la coalition et Stephen Harper aurait pu dire qu'il avait averti les Canadiens des dangers d'une coalition pour l'économie. Maintenant, Stephen Harper se présente comme un pragmatiste qui a évité le dogme des libertariens.

Au sujet du financement des partis

samedi 10 janvier 2009 · Comments

Je réitère mon point tout comme Harper réitère le sien : l'abolition du financement public des partis n'est pas acceptable si il ne s'ajuste pas avec une déréglementation des donations. Rien n'empêche le premier ministre de proposer un systéme mixte.

Soit vous acceptez le généreux financement public et êtes soumis à des régles strictes quant aux dépenses et à la collecte de fonds. Soit aucun financement public et des régles souples quant aux dépenses et à la collecte de fonds.

Cette solution me semble plus démocratique et efficace, mais bon depuis quand on veut des politiciens efficaces et justes?

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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