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Le réchauffement climatique

mercredi 23 juin 2010 · Comments

Suite aux débats causés par mon article dans le Radical Libre concernant les ressources naturelles et la croissance économique, je vous propose l'article suivant sur la croissance économique et le réchauffement climatique qui se veut la conclusion du sujet.

Une approche pro-marché aux émissions de GES

mardi 25 mai 2010 · Comments

Bryan et moi avons souvent argumentés en faveur d'une taxe sur le carbone compensé par une baisse des impôts sur le bénéfice des sociétés et des particuliers. Cependant, il y a aussi des mesures encore plus pro-marché que celle-ci. Par exemple, j'ai déjà défendu que de déréglementer l'énergie nucléaire serait hautement positif ou même de permettre le "tree-farming" qui agirait comme une industrie profitable qui maximise le bois utilisable tout en agissant comme séquestrateur de CO2.

Mais une des mesures probablement les plus efficaces ca serait tout simplement d'éliminer les crédits d'impôts et subventions aux entreprises productrices d'énergie notamment de pétrole (quoique je suis favorable à éliminer les subventions au complet). En ce moment, l'exploration, le développement et plusieurs dépenses en capital sont déductibles à des degrés variant de 5 pourcent à complétement déductible. Les sables bitumineux sont coûteux à exploiter et ces dépenses fiscales contribuent à favoriser leurs exploitations. Comprenez-moi bien, je suis tout à fait favorable à l'exploitation des sables bitumineux, mais je veux pas que les retours sur investissement des entreprises soient artificiellement stimulés par le gouvernement.

C'est intéressant ici parce que les gauchistes les plus extrêmes pourraient être d'accord avec moi. Eh oui, éliminons ces subventions et crédits, laissons le marché décider si l'exploitation des sables bitumineux est si rentable. Est-ce qu'un gauchiste extrême serait prêt à s'opposer à une telle proposition politique? Est-ce-qu'un gauchiste extrême serait donc prêt à reconnaître que le gouvernement Harper a raison de proposer d'éliminer ces crédits d'impôts?

L'oubli de l'adaptation

jeudi 11 juin 2009 · Comments

Dans son oeuvre immortelle, The Little Ice Age, l'historien Brian Fagan illustre comment au Moyen-Âge les populations humaines s'adaptaient aux pires effets du changement climatique. Dans cette oeuvre, il ne tente pas du tout de nier le réchauffement climatique mais plutôt de démontrer comme l'être humain s'adapte aux changements dans son environnement.

Considérant l'évolution économique spectaculaire depuis le Haut Moyen-Âge (je dirai surtout depuis la Révolution Industrielle), il est difficile de croire que l'Humanité ne s'adaptera pas aux pires effets du changement climatique. Il est possible de contrôler - sans même mitiger le réchauffement - les pires effets du réchauffement à des coûts relativement modestes échelonnés sur de longues périodes de temps. Certaines personnes se déplaceront plus loin des étendues d'eau et des cours d'eau, s'établiront dans des endroits où les risques sont plus bas(puisque aucune compagnie d'assurance ne voudra assurer une maison dans une zone à haut risque).

C'est pour cela que je trouve ridicule d'entendre six Prix Nobel de physique s'aventurer sur une question de politiques publiques sans comprendre l'environnement dynamique. Ce n'est pas vrai que nous mourrerons tous et que nous ne pourrons jamais survivre au réchauffement climatique. C'est de la grosse frime. La vraie question sur le réchauffement climatique se pose sur deux angles:
  1. Ce ne sont pas tant les dégâts possibles qui sont inquiétants mais les coûts d'adaptation versus les coûts de la mitigation. S'adapter accaparera des ressources de certains secteurs pour les allouer - par exemple - à la construction de digues, barrages etc. Dans ce cas, ces ressources ne seront plus disponibles pour d'autres secteurs. C'est la vraie question à laquelle il faut réflechir intelligemment.
  2. La question de l'adaptation devient plus simple à des niveaux plus élevés de richesse. Par exemple, il est facile pour un ménage près des Everglades en Floride de déménager qu'un ménage du Bangladesh. Des niveaux plus élevés de richesse et de productivité permettrait à des pays comme Tuvalu (très à risque) de s'adapter plus facilement aux changements. Il faut donc considérer la question du réchauffement d'une manière multifaciétale. Le libre-échange international pourrait notamment permettre à des pays pauvres d'Afrique d'accéder à des opportunités qui leur permettront de s'enrichir et donc de réduire le poids de l'adaptation.
Ainsi, il devient plus intelligible de réflechir à la question puisqu'on évacue la dimension de l'apocalypse que certains penseurs sont incapables d'éviter dans des questions complexes de politiques publiques

Réduire les incidences de la malaria

vendredi 24 avril 2009 · 1 commentaires

Avec le réchauffement climatique, la malaria peut se développer plus facilement grâce à des conditions plus favorables pour les moustiques. Donc, plus de réchauffement climatique et plus d'incidences de malaria. Donc il faut mitiger le réchauffement climatique.

C'est vrai que ca pourrait réduire les incidences de malaria, mais suivre les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé quant à l'utilisation du DDT pour le contrôle des populations de moustiques pourrait être immensément plus efficace. Je suis en faveur de tenter de mitiger les effets du réchauffement, mais argumenter qu'il faut le faire -entre autres- pour réduire la malaria est juste un argument faible et sans valeur.

Ca va faire!

· 9 commentaires

Depuis un moment, des gens à droite se sont révoltés contre l'idée du réchauffement climatique. Certains ont même questionnés la cause du réchauffement climatique et ont décidé de faire preuve d'un argument sophistique et simpliste qui veut inclure dans le même sac les politiques économiques, l'idéologique politique et les faits scientifiques. À gauche, certains ont fait la même chose en parlant de la droite et ont fait des déclarations ahurissantes en termes de stupidité.

Alors, je veux briser avec les deux côtés du débat. Le réchauffement climatique, la littérature scientifique est claire, est causé par l'être humain. Toutefois, l'évaluation des effets du réchauffement sont à discussion.

  1. Il est difficile de ''modéliser'' l'adaptation humaine aux changements dans le climat. Par exemple, lorsque les écologistes montrent des images apocalyptiques de New York et de la Floride complétement innondé, c'est ridicule parce que ca implique que l'être humain est un abruti qui va se laisser innonder progressivement. C'est pas vrai ca. C'est ridicule d'assumer que des actions aussi peu dispendieuses que des mesures de contrôle des innondations (comme les barrières du Thames à Londres qui protègent Londres des montées du niveau de l'eau) ne seraient pas prises pour s'adapter aux pires effets du changement climatique. Alors cette partie de l'alarmisme est ridicule

  2. En second lieu, monter un modèle gigantesque pour dire que le réchauffement augmentera les incidences de malaria dans les pays en voie de développement implique que rien n'aura changé entre maintenant et le pic des effets du réchauffement. En fait, une mondialisation plus rapide permettrait probablement d'enrichir suffisamment ces pays pour qu'ils puissent combattre les effets du réchauffement sur la malaria et sur la pauvreté que certains voient augmenter avec le réchauffement. En fait, l'idée de vouloir lutter contre le réchauffement climatique pour réduire la pauvreté, la malaria, le sida ou toutes les autres raisons mises de l'avant par des groupes environnementalistes pour faire paraître plus intéressante leur cause est absurde. Si on veut vraiment réduire ces fléaux, il y a des chemins beaucoup plus efficaces!

  3. En sus, le calcul des dégâts dépend considérablement du taux d'actualisation utilisé. Il est normal qu'on préfère un dollar maintenant à un dollar demain si on peut le mettre de côté et le faire fructifier. Mais il s'agit là d'un grand débat méthodologique avec tous les côtés académiques qui ont un peu raison. Le Rapport Stern utilisait un taux d'actualisation très bas alors que William Nordhaus de Yale University utilisait un taux plus élevé parce qu'il estimait que la croissance économique permettrait à des pays de pouvoir s'enrichir rapidement et donc faire fructifier les nouvelles ressources pour qu'elles soient utilisées à d'autres fins.

Par contre, il s'agit là d'un débat de politiques publiques ou l'alarmisme n'est pas de mise. D'un bord comme de l'autre. C'est pour cela que je n'aime pas quand des gens de droite essayer de produire un scepticisme mal placé et déraisonnable pour justifier l'inaction. En sus, ce n'est pas intellectuellement honnête d'associer le fait que la terre se rechauffe avec des politiques interventionnistes pour réduire la pollution. Il est possible de réduire les émissions de gaz à effets de serre par des moyens qui impliqueraient en fait une desintervention de l'État. On ne peut penser qu'à la libéralisation des prix de l'électricité, la fin des subventions aux entreprises productrices d'énergie, la déréglementation des organismes génétiquement modifiés, laisser les entreprises automobiles faire faillite, la tarification de l'eau et la déréglementation de l'énergie nucléaire.

Je ne vois pas pourquoi des individus se mettent à dire que le réchauffement n'est pas causé par l'être humain. J'ai beau chercher dans les journaux scientifiques, mais aucun article de cet opinion de moins de 5 ans n'existe. Le vrai débat sur le réchauffement climatique, c'est comment des groupes environnementalistes proposent des solutions ridicules, dispendieuses et probablement inefficaces qui impliquent nécessairement l'État au lieu de laisser les forces du marché agir. Il s'agit d'un débat sur les bonnes politiques publiques à appliquer.

Dramatique...

vendredi 13 février 2009 · 5 commentaires

Avant de commencer, pour éviter de me faire accuser de sceptique :

  1. Le réchauffement climatique est un phénomène qui se produit
  2. Il est causé par l'être humain
  3. Il y a des avantages à en mitiger les effets et à s'adapter aussi

Maintenant que j'ai dit ca. Vous trouvez pas que ce clip est un peu exagéré? Non mais sérieusement là...on dirait ma petite soeur dans un de ses trips "emo". Je conçois que le lobby environnemental essaie de faire valoir son point, mais là...

Comparaison intéressante : Bailout et Réchauffement Climatique

lundi 22 décembre 2008 · Comments

Sur son blogue, notre bon ami Antagoniste a rendu disponible une étude de AGCapita qui compare de nombreuses interventions économiques au cours de l'histoire économique occidentale et la série de bailout coûte deux fois plus chère en dollars constants que la seconde guerre mondiale et plus centaine de fois le Plan Marshall ou l'acquisition de la Louisiane par Thomas Jefferson(à l'époque la plus grosse transaction financière de l'histoire des États-Unis).

Mais j'ai décidé de faire la comparaison avec les coûts de lutter contre le pire scénario(je dis bien le pire) de réchauffement climatique et les coûts de contenir les effets du réchauffement. Le rapport Stern pense que les coûts du réchauffement climatique serait de 9 billions à raison d'une réduction de 20% du taux de croissance annuelle moyen. Alors déjà là, le coût du bailout sur un an équivaut au coût d'une tendance qui s'échellonne sur un siécle. Déjà là, on voit un peu le ridicule.

Allons un pas plus loin et regardons le coût de mitiger le réchauffement climatique. Les estimés sont différents en fonction du taux d'actualisation décidé par les études (c'est arbitraire et très divergents sur des prémises théoriques acceptables d'un bord comme de l'autre), mais William Nordhaus (celui est très critique) et Nicholas Stern (auteur du rapport) estiment tout deux des coûts qui sont ridiculement relativement au coût du bailout sur un an (rappelons qu'il s'agit du prix d'une politique sur presque 100 ans, on va pas payer tous les coûts de la lutte au réchauffement climatique d'un coup là).

Donc, la lutte au réchauffement climatique ou la lutte pour l'interventionnisme? Lequel choissisez-vous, les ressources sont limitées!

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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