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Déréglementation du téléphone cellulaire

lundi 27 décembre 2010 · Comments

Un marché relativement déréglementé, celui du téléphone cellulaire, est un bon exemple des bienfaits de la compétition sur les prix. L'économiste Adam Thierer du Mercatus Center at George Mason University prend la valeur moyenne des comptes de téléphones de cellulaire.

Notez que ce graphique minimise l'importance de ce phénomène. Premièrement, il s'agit de la valeur moyenne des comptes mensuels. Les téléphones cellulaires comme les iPhone et les Blackberry échangent des quantités de données beaucoup plus considérables (courriels, RSS feeds, GPS, push for emails etc.) et sont donc difficiles à comparer avec les premiers téléphones cellulaires qui avaient donc moins de widget. Ce graphique réduit donc ce qu'on paie pour ce qu'on obtient pour le téléphone cellulaire.

Le coût de la réglementation en Irlande

dimanche 21 février 2010 · Comments


Malgré que j'ai passé les derniers jours à vanter l'industrie du taxi déréglementé de l'Irlande, il reste cependant que 48% (soit 6300 euros) des coûts d'entrée sur le marché sont accaparés par la licence que le gouvernement demande. À cet effet, le gouvernement agit toujours comme la principale barrière à l'entrée dans une industrie qui est difficilement qualifiable de "faillite de marché".

Source: Goodbody Economic Consultants and Commission For Taxi Regulation. 2009. Economic Review of the Small Public Service Vehicle Industry. Dublin : Government of Ireland.

Déréglementation...vraiment?

vendredi 18 septembre 2009 · Comments

Je ne suis pas un grand amateur de ce graphique puisqu'il indique seulement les dépenses totales en réglementation des marchés financiers et des banques. Il ne montre pas les dépenses relativement à ce qu'elles doivent accomplir. C'est surtout à partir des années 1980, après que la grande inflation a été écrasée et que le taux d'inflation était maintenu par des cibles à un bas niveau, que les marchés boursiers ont effectués un retour et qu'il y a une croissance exponentielle de l'activité financière. Cependant, il montre qu'il n'y a pas eu de déréglementation massive en soit, surtout sous Bush avec 26% de croissance des dépenses pour la réglementation.

En fait, il y a eu de nouvelles réglementations qui ont été néfastes et il y a effectivement une croissance rapide du nombre de réglementations (mesurée en pages de lois) sur les marchés financiers. Je pense qu'il ne s'agit pas de dire que toutes les réglementations sont inefficaces, mais il faut quand même pas aller déclarer que Bush a déréglementé la finance (surtout que c'est sous son règne que Sarbanes-Oaxley est passé)

Hey, it's ok to rent!

lundi 23 mars 2009 · 1 commentaires

Récemment, j'ai eu un échange avec une amie au sujet des maisons et de l'acquisition de celle-ci. Mon amie me disait que la maison c'est un investissement alors qu'un appartement c'est jetter de l'argent par les fenêtres. Mais pourquoi est-ce le cas?

Après tout, l'acquisition d'une maison avec un hypothèque implique de payer un loyer; un loyer sur le capital emprunté pour payer la maison. Une maison qui coûte 100,000 peut finir par coûter considérablement plus.

C'est vrai, vivre dans une maison c'est un investissement puisque la maison devient du equity en fonction des prix du marché puisque c'est un actif qui peut prendre de la valeur. Mais c'est aussi un risque puisque des fois, les prix des maisons peuvent descendre(duh!).

En sus, il faut voir aussi qu'une maison peut être une liabilité. En tant que locataire, tout l'entretien ne repose pas sur vos épaules et donc il y a peu de coûts imprévisibles pour un locataire d'appartement ou de loft. En sus, une maison est quelque chose d'assez fixe et difficile à liquider ce qui limite davantage la mobilité individuelle des travailleurs. De manìère intéressante, l'économiste Andrew Oswald de l'Université de Warwick dans un papier du National Bureau of Economic Research (disponible ici en version légère) avait constaté qu'il existait une relation très forte entre un taux de propriété élevée et un taux de chômage plus grand. C'est parce que la maison sert d'attache très forte qui limite la mobilité de la main d'oeuvre.

Je ne fais pas un plaidoyer contre la propriété de maisons, bien au contraire, je questionne seulement cette mentalité de vouloir une maison à tout prix. Surtout, je questionne la sagesse de vouloir encourager par une multitude de mesures (comme des déductions de taux d'intérêts, considérations comme gains en capital et réglementations du crédit) un taux de propriété de maison plus grand.

Après tout, ce sont des politiques interventionnistes du gouvernement américain qui visaient à augmenter le homeownership qui ont contribué à créer la crise financière actuelle.

Quelle déréglementation?

dimanche 1 février 2009 · Comments

Quelle vague de déréglementation qui a causé les troubles sur les marchés financiers? Non, il n y a pas de vague massive de laissez-faire en affaires régulatoires :

Adam S. Posen, deputy director of the Peterson Institute for International Economics, argued that, contrary to popular belief, “there hasn’t been that much deregulation in the last few decades.” Posen believed the crisis has exposed the flaws of ratings agencies, and he suggested doing away with them altogether (in place of relying on credit rating agencies, he advocates a policy of buyer beware). Posen went on to criticize Fannie Mae and Freddie Mac, saying the collapse of the government-sponsored entities should have been no surprise. “If something is half public and half private, it will cheat and it will fail.”

Quelle déréglementation?

jeudi 15 janvier 2009 · Comments

Walter Williams nous le demande...

The Federal Register, which lists new regulations, annually averaged 72,844 pages between 1977 and 1980. During the Reagan years, the average fell to 54,335. During the Bush I years, they rose to 59,527, to 71,590 during the Clinton years and rose to a record of 75,526 during the Bush II years. Employees in government regulatory agencies grew from 146,139 in 1980 to 238,351 in 2007, a 63 percent increase. In the banking and finance industries, regulatory spending between 1980 and 2007 almost tripled, rising from $725 million to $2.07 billion.

So here are my questions: What are we to make of congressmen, talking heads and news media people who tell us the financial meltdown is a result of deregulation and free markets? Are they ignorant, stupid or venal? What kind of assumptions do politicians and news media make about the intelligence of Americans to expect us to buy the idea that our current mess results from deregulation and free markets? I do not find that assumption flattering.

Que le coupable se léve...

mercredi 14 janvier 2009 · 1 commentaires

...dit John Taylor du National Bureau of Economic Research, l'auteur de la régle de Taylor au sujet des cibles d'inflation par les banques centrales. Le coupable est accusé d'avoir assurer la survie de bases financières de faible qualité, d'avoir encourager le risque inutile de la part des banquiers, financiers et investisseurs et d'avoir encourager le "boom" qui a précédé l'éclatement de la bulle.

Que l'État se léve...

Jean Charest fier des mines

dimanche 16 novembre 2008 · Comments

Jean Charest vante la performance de l'industrie minière au Québec. Il la considére en fait comme une industrie clé à la prospérité du Québec et juge qu'il peut aider les mines. En fait, il les a déjà beaucoup aidé ... en ne faisant rien!

De tous les districts évalués par l'Institut Fraser, le Québec est un des endroits dans le monde où le secteur minier est le plus déréglementé et où l'État est le moins actif. Cela semble plaire aux entreprises dans le secteur minier. Alors on devrait inciter Jean Charest a continuer sur la même voie et ne faire absoluement rien pour ainsi permettre aux industries minières d'investir librement et de créer des emplois productifs.

Je ne pensais jamais faire des éloges de libre marché à Jean Charest, mais bon c'est fait!

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Au sujet du blogue

Scientifiquement justes, politiquement incorrects

Auteurs

Bryan Breguet est candidat au doctorat en sciences économiques à l’université de Colombie-Britannique. D’origine Suisse, il a passé les cinq dernières années au Québec au cours desquelles il s’est engagé en politique provinciale malgré le fait qu’il ne possédait pas encore la citoyenneté canadienne. Il détient un B.Sc en économie et politique ainsi qu’une maitrise en sciences économiques de l’université de Montréal. Récipiendaire de plusieurs prix d’excellences et bourses, il connaît bien les méthodes quantitatives et leurs applications à la politique.







Vincent Geloso holds a master’s degree in economic history from the London School of Economics, with a focus on business cycles, international development, labor markets in preindustrial Europe and the new institutional economics. His research work examined the economic history of the province of Quebec from 1920 to 1960. He holds a bachelor’s degree in economics and political science from the Université de Montréal. He has also studied in the United States at the Washington Centre for Academic Seminars and Internships. Mr. Geloso has been an intern for the Prime Minister’s cabinet in Ottawa and for the National Post. He has also been the recipient of a fellowship from the Institute for Humane Studies and an international mobility bursary from the Ministère des Relations internationales du Québec. Currently, he is an economist at the Montreal Economic Institute.

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