Le Suburbain Lucide en parle avec une grande sagesse. Les taxes que les villes appliquent sur l'eau sont des taxes qui ne sont pas liées à la quantité consommée comme c'est le cas avec n'importe quoi qu'on achète. L'idée qu'on paie cette taxe pour avoir accès à l'eau est vrai, mais ca n'implique que c'est une bonne manière d'assurer la conservation de la ressource. C'est peut-être une bonne manière de financer les municipalités mais là n'est pas la question.
En fait, la tendance dans les pays de l'OCDE semble être une élimination de l'accès gratuit à l'eau et une adoption de la tarification volumétrique. On paie pour ce qu'on consomme, quitte à cibler les ménages les plus pauvres avec des aides au revenu comme c'est le cas dans plusieurs pays de l'OCDE. En fait, les prix sont pas mal la manière la plus importante d'avoir une consommation plus efficace de l'eau chez les consommateurs.
Toutefois, le Québec aime se démarquer puisqu'ici on aime tellement l'idée de financer la consommation de services publics (si on part de l'hypothèse que la distribution de l'eau devrait être faite par le public) par des manières néfastes (taxes sur le capital, masse salariale, revenu, bénéfice des sociétés financières, assurance etc.) Mais bon, au Québec on aime que quelqu'un aille pas à payer pour arroser son asphalte...

